OSIWA DOPE SES EX-PARTENAIRES OUEST-AFRICAINS

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Accumulation d’actifs, entreprise sociale, services conseil, organisation d’événements … Jusqu’où les ONG peuvent-elles aller dans la mobilisation des ressources ? Y-a-t-il un sens interdit au regard de la législation – Réponses dans ce reportage.

 Percutées en plein vol, au plus fort de la pandémie de Covid-19, cette pandémie planétaire a révélé la vulnérabilité, voire la fragilité des organisations de la société civile ouest-africaine, en termes de durabilité et de disponibilité des ressources. Une enquête réalisée par l’Institut de la société civile ouest africaine (WACSI) a étudié le phénomène pour constater que 76 à 80 % des OSC sont très peu résilientes. D’ailleurs,  la pandémie a dû emporter certaines. C’est donc pour les rendre plus résilientes qu’Open Society Africa a organisé un renforcement des capacités à leur endroit en Côte d’Ivoire au mois de mars.Open Society Africa (ex-Osiwa) a offert du 18 au 22 mars 2024 une formation aux acteurs de la société civile ouest-africaine sur «la mobilisation des ressources et la durabilité des organisations» à Abidjan. C’est une sorte de cadeau de fin de compagnonnage puisque suite à une restructuration sous-régionale qui a induit d’importants chamboulements au sein de l’Organisation, cette ONG a décidé de se séparer de ses partenaires classiques.

Cette formation est, de ce point de vue, d’une grande préciosité pour ces organisations qui vont devoir se trouver de nouveaux partenaires afin de mobiliser les ressources pour leur fonctionnement et pour garantir la pérennité de leurs actions.

La mobilisation des ressources reste un défi majeur pour les organisations de la société civile. S’il s’agit aussi bien sur les ressources humaines, technologiques, matérielles que financières, c’est surtout les finances semblent être le nerf de la guerre dans ce processus. À qui s’adresser ? À quelle porte frapper ? Comment s’y prendre.

Ce sont là quelques questions auxquelles les formateurs de WACSI ont tenté de répondre tant bien que mal dans le cadre de cette formation commanditée par Osiwa en faveur de ses anciens partenaires. Quelques pistes de financements ont été partagées aux acteurs comme l’entreprise sociale, le service conseil, l’accumulation d’actifs, le partenariat public-privé ou encore le don individuel.

Toutefois, un gros débat est apparu lors de la formation en lien avec la législation de certains pays : en tant qu’acteurs de la société civile jusqu’à où peut-on aller ou pas dans la mobilisation des ressources sachant qu’une ONG est une association à but non-lucratif ?

Une ONG, peut-elle faire du service conseil pour gagner de l’argent ? Peut-elle générer des ressources ? Et si oui à quoi ces ressources générées seront destinées ? Autrement, peut-il avoir de sens interdit pour les organisations à but non-lucratif ? In fine, si les formateurs de WACSI encourage fortement les associations à explorer toutes les méthodes proposées, leurs acteurs eux n’entdendent pas s’engager sur la voie de certaines stratégies qui leur semblent incompatibles avec leur identité au regrad de la loi ou pour se protéger contre certains pièges : collusion avec les politiciens, ragent sale, terrorisme, etc.

La source: Seneplus.com

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