WACSI exploite sa capacité à renforcer l’espace civique numérique en Afrique de l’Ouest

WACSI exploite sa capacité à renforcer l’espace civique numérique en Afrique de l’Ouest

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[Accra, 26 janvier 2024]- L’Institut de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (WACSI) s’engage à promouvoir un espace civique numérique sûr, accessible et ouvert en Afrique de l’Ouest. 

L’Institut renforce de manière proactive sa capacité à plaider en faveur de l’amélioration des politiques et des cadres réglementaires, en sauvegardant les droits et libertés numériques des citoyens. 

Lors d’une formation de cinq jours organisés du 15 au 19 janvier 2024, seize participants venant de différents départements de l’Institut, y compris la communication et la technologie, le suivi, l’évaluation et l’apprentissage (M&EL), et les programmes, se sont immergés dans des questions critiques ayant un impact sur l’espace civique numérique dans la région. 

Sous la direction d’experts de Paradigm Initiative (PIN), ils ont passé au crible diverses politiques susceptibles de favoriser un environnement propice, de faciliter la liberté d’expression, la bonne gouvernance, la démocratie et le développement régional dans l’espace civique virtuel. 

La formation, qui s’est déroulée dans le nouveau secrétariat de l’Institut à Accra, a fourni aux acteurs civiques une plateforme dynamique pour élaborer des plans de plaidoyer ciblant des pays clés tels que le Ghana, le Sénégal, le Nigéria et la Côte d’Ivoire. 

En se focalisant sur les aspects clés des politiques et de l’activisme numériques, l’Institut a exploré les moyens de doter les organisations de la société civile (OSC) des connaissances nécessaires pour exploiter efficacement la technologie et les espaces numériques au service du développement. 

Franck Sombo, Chef de ME&L, sous les auspices duquel la formation a été organisée, a souligné le rôle crucial que joue la société civile dans le maintien et la promotion d’un espace numérique sécurisé.   

Il a fait remarquer qu’un espace numérique libre, accessible et sécurisé favorise le partage d’idées et encourage la gouvernance participative. 

“Les droits numériques et la défense des droits numériques sont essentiels dans le travail que nous effectuons car ils définissent les environnements dans lesquels nous sommes en mesure d’exprimer nos compétences, nos capacités, notre sensibilisation et nos engagements”, a-t-il déclaré. 

En exprimant sa profonde gratitude à la Fondation Mott pour son soutien à l’initiative dans le contexte du projet de renforcement des capacités et de sensibilisation à la sécurité numérique, M. Sombo a déclaré que le projet visait à renforcer la résilience numérique des acteurs civiques pour une utilisation sécurisée des technologies au Ghana, au Nigéria, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. 

Le directeur exécutif de PIN, Gbenga Sesan, l’un des facilitateurs de la formation, a observé que WACSI est stratégiquement positionné pour contribuer à repousser les restrictions fasse à l’ouverture de l’espace civique numérique en Afrique de l’Ouest.   

“Vous avez la capacité d’aborder des questions au-delà d’un seul pays et vous possédez déjà le réseau qui vous permet d’obtenir des informations, des connaissances supplémentaires et de les appliquer immédiatement à votre plaidoyer”, déclare-t-il. 

Sesan s’est montré optimiste quant aux perspectives de plaidoyer du WACSI et a encouragé les participants à mettre en pratique leurs connaissances et leurs compétences. “Je pense que vous êtes nés prêts parce que vous êtes un institut”, a-t-il fait remarquer.   

Melissa Juisi, assistante de programme au sein de l’unité de renforcement des capacités, a trouvé la formation très intéressante. 

“Cette formation a été très utile car elle m’a permis de mieux comprendre le système de gouvernance de l’internet en Afrique de l’Ouest”, a-t-il déclaré.   

Elom Kossi Joël AYALE, assistant de programme M&EL à WACSI, a souligné l’importance de la formation à une époque où les gouvernements de l’Afrique de l’Ouest emploient diverses tactiques, souvent sous le couvert de la surveillance, pour restreindre les droits des citoyens à la parole et à la liberté d’expression.   

“Renforcer la sécurité numérique des OSC est une chose, mais faciliter leur accès et leur liberté d’expression dans l’espace civique numérique en est une autre”, a-t-il noté.   

Grâce à cette formation, l’équipe de WACSI s’efforcera de doter 40 OSC de quatre pays d’Afrique de l’Ouest de solides compétences pour plaider en faveur d’espaces numériques sûrs dans leurs pays respectifs. Ils travailleront également à la création d’une alliance d’acteurs qui partagent les mêmes idées et qui militent en faveur d’un environnement numérique convivial dans la région. 

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